
En Belgique, l’engouement des entreprises pour le vélo de fonction n’arrête pas de prendre de l’ampleur notamment depuis que le coronavirus a fait son apparition sur le territoire. La preuve en est que les sociétés sont de plus en plus nombreuses à intégrer cette solution dans la stratégie de mobilité proposée à leurs employés d’autant qu’elles disposent de différents leviers pour les encourager.
Voilà des années que le vélo de fonction a commencé à prendre de la place auprès des entreprises qui y accordent davantage de l’importance. Pour le dire, il suffit de porter un regard sur le fait qu’au lieu de prioriser l’usage de véhicule de société, elles préfèrent redoubler d’efforts dans la mise en place de stratégies destinées à encourager le recours à ce nouveau mode de déplacement auprès des employés.
Dans ce sens, l’on constate que cet engouement s’est accentué depuis que le coronavirus est entré sur le territoire. Simplement parce que ce système permet d’éviter le recours aux transports en commun et contribue par conséquent à diminuer les risques de contamination. Un élément supplémentaire qui s’ajoute aux différents facteurs qui lui servent de levier.
Product manager chez ALD Automotive, la filiale de Société Générale spécialisée dans la location longue durée et la gestion de parc automobile, Ann Larosse est bien placée pour savoir que les entreprises accordent désormais la priorité au vélo de fonction. Ce, en découvrant que la demande de leasing rattachée à ce moyen de déplacement à deux roues ne fait que s’accentuer ces dernières années.
Ce responsable a d’ailleurs souligné que les employeurs n’hésitent pas à mettre en œuvre différentes stratégies pour inciter les salariés à suivre cette voie en précisant que :
On donne par exemple la possibilité aux employés d’utiliser leur 13ème mois et prendre un vélo à la place. Certains plans peuvent aussi être planifiés sur un an, cela dépend d’une société à l’autre.
Ann Larosse.
Et d’ajouter :
Il faut une vraie volonté de la part des entreprises, avec des outils adaptés. C’est un investissement important qui doit valoir la peine.
Ann Larosse.
D’après Ann Larosse, l’engouement des entreprises pour le vélo de fonction n’est pas un fruit du hasard. Tout simplement parce que ces dernières sont motivées par différents éléments en commençant par le fait que les employés le préfèrent désormais au transport en commun notamment dans le but d’éviter les risques de contagion du coronavirus, mais également pour esquiver les trafics routiers.
L’on peut également parler du leasing qui y est aussi pour quelque chose puisque ce système de location facilite davantage l’acquisition de ce moyen de déplacement d’autant qu’il permet à l’employeur et au salarié de bénéficier d’un allègement fiscal avantageux sans parler du fait qu’il est accessible à tout le personnel.
Aussi, il faut préciser que ces acteurs sont conscients que l’usage de la bicyclette contribue énormément à la lutte contre le réchauffement climatique pour les inciter à miser davantage sur ce choix. Un intérêt qui n’est d’ailleurs pas laissé de marbre le pouvoir public qui entend adopter certaines mesures visant à encourager la population à s’y intéresser encore plus. C’est du moins, le dessein de Philippe Henry, ministre wallon de la mobilité qui a laissé entendre qu’il :
Souhaite mettre en place un soutien financier pour les personnes qui vont acheter un vélo pour se rendre au travail. Il faudra une attestation de l’employeur et bien sûr ça reste un investissement, mais il y aura un soutien des pouvoirs publics de l’ordre de plusieurs centaines d'euros.
Philippe Henry.
Une aide financière qui, d’après ce membre du gouvernement, est estimée entre 200 à 400 euros pour chaque modèle acheté en rajoutant que :
Pour une approche globale, d’autres mesures de soutien s’ajouteront aux politiques cyclables, que ce soient à travers les infrastructures dans les communes ou encore la mise en place de boxes dans les entreprises.