Les impayés sont désormais en tête de liste des causes de défaillance des entreprises de moins de 50 salariés

une professionnelle en plein calculs financiers

Depuis le début de la crise, nombreuses sont les études portées sur le secteur entrepreneurial. Et en se concentrant sur la santé financière des TPE et des PME, l’une d’elles a découvert que la situation est désormais des plus critiques pour ces dernières dont la moitié est exposée à la faillite.

Disposer d’assez de liquidité pour répondre à leur besoin de trésorerie, c’est le plus grand défi que les TPME ont eu à relever notamment depuis que l’épidémie du coronavirus a fait son entrée dans l’Hexagone.

Mais une enquête menée depuis l’été par le cabinet d’étude Axonaut auprès de plus de 2 000 entreprises de 10 à 50 employés a permis de constater qu’un problème encore plus préoccupant a surgit dernièrement, la montée en force des impayés.

Des défaillances de paiement qui seraient à l’origine de la faillite imminente des structures concernées selon les auteurs de cette enquête mensuelle effectuée dans le cadre de l’Observatoire de la Trésorerie des TPE et PME françaises.

Un problème de taille s’est ajouté à la liste

En interrogeant les TPME tricolores, les auteurs de ce rapport ont découvert qu’un problème de taille s’est ajouté à la liste des facteurs handicapant le développement des petites entreprises en ces temps de crise en pointant du doigt la vitesse dans laquelle les défaillances de paiement se sont accélérées.

Et ce n’est pas faute de le croire puisque cet Observatoire a permis de découvrir que depuis le confinement, les TPE et les PME enregistrent en moyenne 72 000 euros d’impayés.

Soit, à un niveau relativement élevé que les structures concernées ne seraient pas en mesure d’amortir avec le peu de trésorerie qu’elles ont cumulé, grâce aux dispositifs mis en place par le gouvernement pour les soutenir.

Dans ce sens, ce rapport a jugé utile de souligner que les mesures gouvernementales ont permis aux entreprises d’avoir à portée de main assez de liquidité pour tenir deux mois. Ce, en précisant que le dispositif de chômage partiel y est pour beaucoup contrairement au PGE si l’on croit Axonaut ajoutant que :

Les prêts garantis par l'État ne rencontrent pas le même écho. S'ils sont les bienvenus, ils sont souvent l'apanage des grosses PME plutôt que des petites.

La moitié des petites entreprises pourrait succomber

Selon les analystes, le peu de trésorerie cumulée par les TPME ne serait pas en mesure d’amortir les impacts des défaillances de paiement. Ce, en faisant valoir que :

En France, ces impayés sont la première cause de défaillance des petites entreprises, et on les voit augmenter constamment depuis le confinement.

Une façon pour ces derniers de dire que le poids des impayés serait fatal pour ces petites entreprises désormais exposées à des effets dominos engendrant des faillites en cascade dans les mois à venir. Dans ce sens, leur prévision n’est d’ailleurs pas des plus encourageante si l’on croit un passage de ce rapport soulignant que :

Quand on fait les comptes, il devient évident qu'une PME-TPE sur deux ne résisterait pas à un reconfinement, elles n'auraient pas le temps de se refaire.
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