
Renault a traversé une zone de turbulences en 2019, accusant une perte nette part du groupe de 141 millions d’euros après avoir dégagé un profit net de 3,5 milliards l’année précédente. Au contraire de ses concurrents, pénalisés par des éléments exceptionnels, la marque au losange subit une dégradation globale de son activité à l’origine de cette première perte enregistrée depuis 2019.
Les comptes de Renault ont été plombés par plusieurs facteurs.
Il en a résulté une baisse du chiffre d’affaires à 55,5 milliards d’euros (-3,3 %). Par ailleurs, la moindre production de véhicules aux partenaires (Daimler et Nissan) a affecté ses résultats.
Enfin, sur le segment des composants, il faut noter l’impact de l’interdiction de vente aux Iraniens et la dégringolade à 21 900 unités des ventes réalisées par la coentreprise détenue avec Dongfeng, qui a fait baisser de 432 millions la contribution des entreprises associées.
Les difficultés se reflètent sur le résultat opérationnel, qui tombe à 2,67 milliards d’euros (-26 %). Conséquence, la marge passe de 6,3 % à seulement 4,8 % en un an. Et encore, la modification du calcul sur la capitalisation des frais de R & D a eu un effet positif de 100 millions d’euros, sans compter les 668 millions d’euros économisés sur les frais généraux et les coûts de production.
Important Heureusement, le « free cash flow » opérationnel de la branche auto sort à +153 millions d’euros grâce à deux facteurs, sans toutefois compenser sa situation nette de liquidité, en repli de 1,3 milliard d’euros :
Le groupe annonce la mise en œuvre d’un plan de redressement, mais l’atteinte des objectifs risque d’être complexe sur un secteur dont les perspectives sont menacées par le coronavirus. Les usines qui tournent au ralenti redoutent déjà la fermeture, un scénario que le constructeur n’exclut pas.